Je suis une autrice

Miroslava Zetkin

J’étais tellement petite quand j’ai commencé à rédiger des histoires que je n’ai absolument pas songé à la façon dont il convenait de me qualifier. D’ailleurs, je n’écrivais que de petites histoires par-ci par-là, le plus souvent basées sur des œuvres fictionnelles, et la profession à laquelle j’aspirais était celle de vétérinaire. En grandissant, j’ai par contre commencé à me poser des questions sur le mot qu’il convenait d’utiliser pour définir mon écriture. J’ai peu à peu cessé de la considérer comme un « simple » passe-temps sans importance, et ça a notamment été très vrai lorsque j’ai terminé mon premier roman –entièrement original, celui-ci. A ce moment, même si je ne me considérais pas comme un auteur professionnel ni même n’envisageais de le devenir, je n’ai pas trouvé disproportionné de me qualifier d’écrivain. J’écrivais des histoires, beaucoup, qu’elles soient fanfictionnelles ou originelles, et j’étais capable de mener à terme des…

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Le mouvement pro-vie, c’est quoi ?

Un article sur les « pro-vie » qui fait suite au mien, et que je trouve très beau et bien pensé.

L'IB - L'Information Bréquigny

L’envie d’écrire cet article m’est venue à la lecture d’un texte sur le sujet. J’avais envie d’apporter ma pierre à l’édifice, sans doute de répéter un peu ce qui a été dit dans l’espoir que ce soit entendu.
Comme l’auteure, ce nom me fait rire.
Pro-vie. Vous êtes pour la vie de ce petit être qui grandit tout doucement dans le ventre d’une demoiselle. Vous êtes contre l’idée que cette demoiselle puisse ne pas avoir eu envie de ces petites cellules qui se multiplient, se démultiplient, se transforment en embryon, en foetus… Vous êtes contre l’idée que cette demoiselle veuille se débarrasser de ce futur bébé. Pourquoi aurait-elle un droit quelconque sur cette chose dans son ventre ? La vie est là, la femme concernée n’est plus en droit d’avoir une opinion sur la question.

Spoiler, si.

Vous vous permettez de juger une femme qui avorte ? Peu importe l’âge…

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Je suis « pro-vie ».

J’étais en train de scroller tranquillement dans ma TL, zigzagant entre spoils de Homestuck et discussions pseudo-philosophiques, quand j’ai vu passer un tweet « pro-vie ». Mais si, ce mouvement principalement et originellement américain mais qui se développe dans les autres pays, comme la gangrène ou le cancer, matez comme cette comparaison est appropriée. Vous savez, ce mouvement qui dit que l’avortement est un immonde péché.

J’ai envie d’écrire là-dessus depuis un certain temps mais je me suis retenue, je me suis mordu la langue parce que sur Twitter on ne sait jamais ce qui peut se passer. (Et j’ai pas trop envie de me prendre des commentaires réac dans la tronche m’voyez.)

J’ai envie d’écrire là-dessus parce que putain, qu’est-ce que je déteste le nom de ce mouvement, au moins autant que le mouvement lui-même.

Je le déteste parce que moi, je suis « pro-vie ».

Je suis pro-vie et je suis pour l’avortement. Parce que ça ne me semble pas paradoxal. Parce que c’est le contraire qui est antithétique.

Oui, je suis pro-vie. C’est-à-dire que je suis pour l’avortement pour toutes, sans slut-shaming et toutes ces conneries qu’on peut lire alors que bordel on est en 2016. Je suis pour l’avortement parce que ce n’est pas une action que nous les femmes prenons à la légère malgré ce que certains semblent penser, ça ne fait pas de nous des inconscientes, ça ne fait pas de nous des immondes tueuses d’enfants.

Par contre, vous, les soit-disant « pro-life », demandez-vous si vous n’êtes pas des meurtriers. Vous, qui forcez des femmes à avoir des enfants qu’elles ne désirent pas, à des moments où elles ne peuvent pas se permettre d’en avoir, pour satisfaire votre virilité et les couilles qu’à mon humble avis vous n’avez pas. Demandez-vous si vous n’êtes pas les tueurs de l’estime de soi/la jeunesse/la volonté propre de ces femmes. Demandez-vous si vous n’êtes pas les assassins de l’enfance du gamin qu’elles vont avoir, alors qu’elles n’auraient pas dû et que tout va être plus compliqué dorénavant.

Moi aussi je suis pro-vie ; mais je n’ai rien à faire avec vous, et l’usage que vous faites de ce terme me dégoûte. La vie que je défends, c’est la vie de ces femmes que vous forcez psychologiquement, par vos menaces, votre discours sexiste, votre idéologie puante, à faire ce qu’elles ne veulent pas faire.

Oui, je suis pro-vie. Sauf que pour moi, la vie qui doit être défendue n’est pas celle d’un amas de cellules qui n’est pas encore une personne. Mais celle d’une femme ayant le droit de faire des choix.

Je suis pro-vie.

Pas vous.