La fanfiction est une contre-culture ; pas une sous-culture

Je parle rarement des fanfictions que je lis.
Elles représentent pourtant plus de 50% de mes lectures en ce moment et depuis bientôt cinq ans. Parce qu’elles se lisent sur téléphone et donc entre les cours, quelques lignes de temps en temps — alors que j’ai toujours cette idée un peu “élitiste” des bouquins qui fait que quand j’en lis un, je ménage du temps exprès pour lui, deux heures pleines rien qu’à tourner les pages. Et puis les fanfictions que je lis font généralement entre 500 et 5000 mots, autrement dit moins que les plus courtes nouvelles publiées “traditionnellement” que j’ai pu trouver.
Et ce n’est pas seulement moi ; si je traite -encore ajourd’hui et malgré moi- les fanfictions et la littératire “traditionnelle” de manière bien différente, c’est à cause de clichés bien ancrés dans notre vision de l’art et la littérature.

Pourquoi une telle différence, un tel déséquilibre même, entre ces lectures-là et les autres ? Entre les fanfictions et la publication traditionnelle ?

Tout d’abord parce que la lecture de fanfictions pour moi c’est très personnel, et qu’autant je peux en blaguer sur Twitter, autant en parler sérieusement ici ça me fait me sentir très vulnérable. Parce que la fanfiction est une pratique encore très honteuse, car très décriée. C’est quelque chose de vu comme immature, comme pas important, comme pas de la vraie littérature.
(Laissons de côté l’idée reçue selon laquelle la fanfiction est invariablement remplie de scènes sexuelles, du mauvais porno allié à du fanservice trouvable gratuitement en somme.)

Au collège je vivais dans l’appréhension absolue qu’on apprenne que j’en lise, et que j’en écrive n’en parlons pas. Ma famille le savait, je leur en avais parlé, mais on n’en discutait jamais ; alors même que c’était mon plus grand loisir à l’époque, et qu’on a toujours parlé de mes autres hobbies (l’escalade, le cheval, mes autres lectures, Pokémon). J’étais, en tant qu’autrice de fanfictions, dans le même cas que certains LGBT+ face aux gens “tolérants” : tu fais ce que tu veux, mais pas devant nous hein, c’est gênant quand même.
Tout ça, ces jugements à l’emporte-pièce, ça me fait bien rire aujourd’hui.
Je crois avoir acquis un certain esprit critique depuis, et je me suis informée, et tout ça, laissez-moi vous dire que c’est du bullshit.
D’abord parce que la fanfiction ne dérange pas en tant que telle — non, c’est la sortie des circuits traditionnels de publication qui dérange, par une espèce d’élitisme persistant dans le domaine de la littérature qui personnellement me fout un peu la gerbe. J’en veux pour preuve le fait que les fanfictions ont toujours existé ; après tout, les tragédies classiques de Corneille ou Racine, entre autres, ne sont que des reprises d’un matériau antique omniprésent au seizième siècle. Le livre magnifique Le Chant d’Achille, par Madeline Miller, reprend à son tour l’Iliade, et est clairement une fanfiction dans le sens où elle reprend le schéma “basique” (entendre : le plus courant) de la fanfiction : reprendre le matériau d’origine pour lui donner un point de vue différent, notamment le point de vue d’un couple — ici Achille et Patrocle. Mais le Chant d’Achille n’est pas la seule fanfiction publiée de manière traditionnelle qui ait eu du succès ; on peut aussi compter La mort s’invite à Pemberley de P.D. James (une suite de Orgueil et Préjugés), ou toutes les pastiches de Sherlock Holmes jamais créées.
Le fait qu’une autrice connue comme P.D. James s’y soit attelée, ou qu’une autrice inconnue comme Miller se soit fait remarquer avec une fanfiction (publié en 2015, on a décerné à son roman le Orange Prize for Fiction) montre clairement que ce n’est pas la fanfiction le problème. Le vrai problème c’est l’élitisme qui fait tourner le nez à de prétendus littérateurs.

Deux raisons :
× premièrement, la fanfiction s’attaque à littéralement tous les fandoms possibles
× deuxièmement, la fanfiction est en ligne, disponible gratuitement et pour tous


La fanfiction s’attaque à tous les fandoms possibles

Vous connaissez sans doute la Rule 34 : “si ça existe, il existe du porn à ce sujet.” La fanfiction est l’équivalent écrit -et pas forcément pornographique- de la rule 34 : dans le sens où si une oeuvre existe et qu’elle a un minimum de visibilité, on peut forcément trouver des fanfictions dessus. Cette variété des matériaux d’origine est en partie ce qui déclenche des commentaires aigris sur la fanfiction. Peut-être effectivement que le Chant d’Achille a été primé parce que le livre reprend le mythe le plus connu de tous : la Guerre de Troie. Ah la Guerre de Troie c’est très bien –les littérateurs hochent la tête avec approbation– c’est noble ça, Homère, les Atrides, la mythologie, ça, c’est élevé ! Je trouve personnellement très idiot de classer les fanfictions, non sur leur valeur en soi, mais sur le matériau sur lequel elles sont basées.
Tout d’abord parce que si l’on a fait des études littéraires, on sait déjà que l’idée ne pèse pas lourd dans un écrit par rapport à la syntaxe, la stylistique, la manière d’écrire : dire des fanfictions “urgh, mais je ne peux pas prendre au sérieux quelque chose qui est inspiré de l’univers Pokémon”, c’est comme si l’on disait : “l’histoire d’un mec dans un train, on a vu mieux, franchement !” pour parler de la Modification de Butor. L’idée et l’univers n’est rien sans la manière de l’exploiter. Ceux qui considèrent qu’une fanfiction sur les One Direction est intrinsèquement mauvaise sont sans doute des élitistes qui se gargarisent de ne lire que Rousseau toute la journée.
Justement, ce que je trouve fascinant avec cette variété de fandoms, c’est voir comment des joyaux, des petites gouttes de vraie et profonde littérature parviennent à se glisser dans les matériaux les plus “triviaux”. J’ai lu des joyaux sur le fandom de South Park. J’ai lu des bijoux sur les fandoms Star Wars ; Harry Potter, Hamilton, des joueurs de football, et même la Bible !
Oui les fics sont décriées parce qu’elles sont ouvertes à tous et toutes. N’importe qui peut apporter sa pierre à l’édifice, et je ne vais pas le nier, certain⋅es fanfiqueurices écrivent vraiment mal — on est tous passé⋅es par là. Mais penser que les lecteurices ne savent pas faire la différence, que l’on se trouve tout⋅e dépourvu⋅e sur Internet et qu’on perd tout goût (alors même que je suis fervente lectrice d’Hugo, de Rimbaud, d’essais académiques et critiques !), c’est avant tout insultant. Comme si en lisant des fanfictions on perdait tout esprit critique. Rassurez-vous : on en a en fait deux fois plus. Lire une fanfiction, écrire des commentaires constructifs, comprendre pourquoi tel écrit amateur n’est pas abouti et comment il pourrait l’air, c’est en fait bien davantage une gymnastique intellectuelle et artistique que lire Victor Hugo : Hugo est encensé quasiment depuis sa naissance, on n’a pas à se demander s’il est un génie, si on a raison de l’aimer, s’il a vraiment voulu poser telle ou telle figure de style ; d’une certaine manière, ce n’est que justice qu’on l’aime, il nous tombe tout cuit dans le bec le père Hugo. L’amateurisme présent en fanfictions est extrêmement riche, d’autant plus qu’il est revendiqué ; personne sur Internet ne s’attend à gagner le Nobel de littérature. Voir cet amateurisme sous une logique élitiste est le pire faux-sens que l’on pourrait accorder à cette pratique.  

La fanfiction est en ligne, disponible gratuitement et pour tous

Avant, je n’aurais pas forcément pensé que la manière même de publier compte autant pour le lecteur lambda que le fond, le style d’un écrit. Et puis le festival de Cannes est arrivé. Ce festival où l’on a obligé le film Okja à être diffusé en salle pour pouvoir être primé. Alors même que ce film avait plusieurs éléments de son côté, une sorte de garantie que l’on était bien là face à du “vrai cinéma” : des acteurices connu⋅e⋅s, un réalisateur célèbre (la réputation de Bong Jun-Ho n’est plus à faire !). Tout cela m’avait à l’époque fait hurler : le cinéma, c’est le cinéma. Au final, c’est vraiment la manière de diffuser qui avait fait grincer des dents. De la même manière, on assiste dans le milieu littéraire à ce même élitisme quand on en vient aux moyens de diffusion : la fanfiction a forcément moins de valeur, vu qu’elle est disponible pour tous et gratuitement.
On le voit dans l’inconscient collectif : pour les auteurices amateur⋅e⋅s, la fin de toute chose, le Graal, c’est d’être publié⋅e. Ces dernières années, beaucoup de blogueurs et blogueuses ont été publié et on a toujours cette impression que le blog qu’on lit est bon si c’est le cas, après tout il a été publié ! Alors même que ce blog est resté le même avant et après publication, il gagne soudain de la notoriété.
Il faut sortir de ces schémas élitistes quand on lit des fanfictions, et abandonner ces clichés permet de se rendre compte qu’il y a effectivement des perles sur cet océan infini et gratuit qu’est Internet. De plus, il faut reconnaître que cela force le respect : les auteurs et autrices de fanfictions ne cherchent pas la notoriété. Ou alors une notoriété d’initiés, intra-sites dédiés. Alors même que beaucoup de ces auteurices sont souvent jeunes, ils apprennent à perfectionner leur style et à se construire en dehors des circuits traditionnels de diffusion et de pensée, à l’aide de ce que les chercheurs s’étant penché sur cette pratique considèrent bien comme une contre-culture.

 

J’aimerais  vous faire comprendre à quel point l’on se coupe d’un pan de la littérature riche et passionnant lorsque l’on décide que les fanfictions ne sont qu’une sous-littérature ; mais les clichés ont parfois la peau dure. Si vous n’en avez pas assez de mes arguments généraux et que le sujet vous intrigue, tournez-vous vers les travaux académiques à ce sujet, plus précis. Ils sont nombreux et je peux vous en conseiller certains : All of the Greek and Roman Classics (en langue allemande) de Maria Rossdal s’intéresse à la notion d’intertextualité en fanfiction, Homosexuality at the Online Hogwarts de Catherine Tosenberger étudie la représentation queer dans le fandom Harry Potter.

Et si véritablement vous vous sentez prêt⋅e à tenter les fanfictions suite à mon argumentaire, merci ! Je mets à votre disposition la liste de mes fanfictions préférées, et je peux assurer que vous y trouverez des petits bijoux.


 

ma liste au sens strict

STAR WARS
Emotion and Metachaos (EN) – WerewolfKyloRen
HARRY POTTER
Ironie du sort (FR)- Sexy Spectrum
HAMILTON
Men weren’t meant to ride (with clouds between their knees) (EN) – angelsdemonsducks
TEEN WOLF
Il t’en voudra (FR) – Ruize
MEGAMIND
Dream of the (EN) – setepenre_set

ma liste au sens large

TEEN WOLF
(Not so) pure imagination (EN/FR) – theroguesgambit, trad de bruniblondi
BIBLE
Le diable et les pies, sur Lucifer (FR) – Nelja
Objet : Besoin d’un bêta, écrit comique sur Moïse (FR) – Koukin-kun
Interdits, sur David et Jonathan de l’Ancien Testament (FR) – Nelja
INCEPTION
Kiss me Kill me (EN/FR) – Squilf, trad by Cheschire Cat
Sandwich cosmique (EN/FR) – Tabi_essentially, trad by Bepopalula
TERRAINK
Inspire, Expire (FR) – misro
BLEACH
La série I gave you all my heart (EN), GrimmIchi – aosc
THE SOCIAL NETWORK
This is your life (and it’s ending one minute at a time) – fairy_tale_echo
in our younger years we were skin and blood, l’OT3 a purveyor of tragedy, and all the things that follow – aroceu
DUNKIRK
Caeruleus – CountlessStars
JANE THE VIRGIN
Triangles and parallelograms (EN) – myrifique
MARVEL
Winterheart (FR/EN)-  goddamnhella, traduction de Nordremo
Bend Around the Wind (EN/FR) – scyllaya

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Chronique culturelle #4 – La saga Percy Jackson

« Croyez-moi, je n’ai jamais souhaité être un sang-mêlé. »

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Il y a un peu moins d’un an, je me suis lancée à corps perdu dans l’univers de Rick Riordan : la saga Percy Jackson, et celle qui lui fait suite, les Héros de l’Olympe. Je ne l’avais pas vraiment prévu, mais je suis vraiment tombée amoureuse de ces livres.

[ /!\ Cette chronique est garantie sans spoil ]

Introduction.

Je suis en khâgne. (C’est pertinent pour la suite, juré.) En cette qualité, et dans le but de réussir mes concours, je suis censée pouvoir maîtriser sur le bout des doigts de nombreux classiques de la littérature française. C’est évidemment excellent pour les études, et si l’on élargit, pour la culture générale, et je ne me plains pas. Mais depuis un an, je me rendais compte que je ne lisais plus du tout, à part les livres obligatoires pour les cours -ce qui représente un volume conséquent, ok, mais je savais que je pouvais faire mieux. Je pouvais faire mieux, mais je ne voulais pas : j’avais tout simplement perdu l’envie de lire.
Avouez qu’en khâgne, c’est gênant. Mais je me rendais compte que cela faisait trois ans – peut-être même quatre – que je faisais que des lectures “utiles”, réutilisables en dissertation, des lectures complexes desquelles je tirais pour la plupart du plaisir sans être transportée. (À part pour les Misérables, mais en même temps, LES MISÉRABLES ) Ainsi, à chaque livre en librairie que j’ouvrais, je lisais dix pages puis me disais “mais il ne va me servir à rien”, et le reposais. Au lieu de me faire lire plus de classiques, cette technique, je m’en rendis compte trop tard, me dégoûta et je finis par ne plus rien lire du tout.

À la rentrée 2017, faisant part de mes doutes à un ami, celui-ci m’envoie en e-book le premier tome, Le voleur de foudre, me disant que ça se lit vite et que je ne perds donc pas trop de temps à essayer (le monsieur étant lui-même passé par la khâgne, il sait que le temps libre y est compté). Je ne le sais pas encore, mais un petit monde s’ouvre à moi.

Le fond.

Au départ, s’il m’a conseillé ce roman jeunesse, c’est parce que mon ami connaît ma passion pour la mythologie gréco-romaine (surtout grecque, en réalité, mais n’importe quelle conversation sur la mythologie me laisse un air béat). Sur ce point, Percy Jackson peut à la fois être très jouissif et assez frustrant : les livres sont très bien documentés, font référence à des épisodes mineurs de la mythologie dont peu, je pense, ont entendu parler, et mettent en scène la totalité des dieux du panthéon. Mais dans le même temps, il se permet certaines libertés, en donnant à certains dieux un aspect pour le moins ridicule – de manière générale, c’est très drôle, mais cela peut s’avérer compliqué, pour le lecteur féru de mythologie, de se séparer de ses mythes personnels. Je suis par exemple personnellement très frustrée par Dionysos, ma divinité préférée, dieu du vin mais aussi du désordre et du théâtre – qui est dépeint dans la saga comme une sorte de petit pochetron tyrannique (il faut bien attendre trois tomes avant qu’une étincelle de badass ne l’éclaire).

– Vous êtes Dionysos, ai-je dit. Le dieu du vin.
Monsieur D. a roulé les yeux.
– Qu’est-ce qu’ils disent, les jeunes de nos jours, Grover ? « Trop fort ! », c’est ça ?
– Ou… Oui, Monsieur D.
– Trop fort, Percy Jackson ! Tu croyais peut-être que j’étais Aphrodite ?

En dehors de cela, je suis très sensible au côté safe des livres de Rick Riordan. Percy Jackson est l’une des rares sagas pour adolescents qui met en scène de manière indifférenciée des personnages neuro-atypiques (une immense majorité d’entre eux est dyslexique et a des troubles de l’attention) et des personnages racisés – beaucoup de minorités sont des personnages récurrents de la première saga, et dans les Héros de l’Olympe on compte dans les personnages principaux trois personnages latinos (Hazel, Léo, Reyna), une native american (Piper) et un sino-canadien (Frank). Dans les derniers tomes, on voit également apparaître un personnage  LGBT qui, disons le clairement, est tellement bien traité que j’en ai pleuré plusieurs fois. Je n’aurais peut-être pas remarqué tout ça adolescente, mais aujourd’hui mon féminisme influe évidemment sur ma lecture, et je suis heureuse de voir qu’un tel monument de la littérature pour ados soutienne si bien ce regard critique. Je suis de celleux qui pensent qu’on n’accorde pas assez d’intérêt à la littérature non-adulte, que ce soit les œuvres pour ados ou les albums pour enfants ; je pourrais en débattre des heures, et Percy Jackson a mis de l’eau dans mon moulin.

La forme.

Comme je l’ai dit, j’avais besoin de lire quelque chose de facile, quelque chose qui tranchait véritablement avec Flaubert, Rousseau ou tout ce que j’avais lu en continu pendant trois ans. Pour le coup, Percy Jackson, c’était le bon choix. On ne peut nier le caractère “simple” du style, qui est nettement orienté pour les adolescents – pas de métaphores filées sur sept lignes comme Proust (que par ailleurs j’aime beaucoup) dans les pages de cette saga. Mais cette simplicité a également son charme, car elle fait de la place pour un caractère presque didactique des livres concernant la mythologie. De plus, s’il est simple, il n’est pas simpliste pour autant. Le style est très fluide et on est vite happé par l’histoire et les personnages, et si les livres se lisent vite, ce n’est pas seulement parce que c’est écrit plus gros qu’un Balzac.

Le souci des livres selon moi, c’est leur construction. Le récit est toujours resserré sur quelques jours ou semaines, un mois au maximum, pour pouvoir créer un suspense, mais quand on lit la saga à 19 ans et pas à 12, on aperçoit les ficelles -assez grossières- du récit, même si la deuxième saga est beaucoup plus satisfaite que la première à ce niveau. De plus, il n’y a pas vraiment d’enjeux, car étant dans la littérature enfantine, on se doute que les personnages principaux ne vont pas mourir, et les situations dangereuses dans lesquelles ils se trouvent peuvent ne pas nous faire aussi peur que le voulait l’auteur.

Néanmoins, c’est aussi ce que j’aime : quand je lis Percy Jackson, je pose mon cerveau dans un coin, j’accepte de redevenir au moins un peu une enfant de douze ans qui a le droit d’être surprise devant un plot twist qu’une “grande” aurait vu venir.
Je voudrais également saluer l’excellente traduction française de l’ensemble de la série, qui fait réellement honneur au style d’origine et est réalisée par Mona de Pracontal.

Bilan.

Pour conclure, vous ne serez sans doute pas emballés par Percy Jackson si vous cherchez une lecture sérieuse et exceptionnelle. Mais il y a dans cette saga et les suivantes de vraies bonnes idées, une efficacité du récit et un côté assez jouissif – même pour moi – à voir Zeus qualifié de caractériel ou Apollon être l’archétype du fuckboy sympathique. Alors si vous voulez faire un break, oui, clairement, je vous conseille cette série de livres. Vous ne le regretterez pas, je pense 🙂

Avez-vous lu Percy Jackson ? Si ce n’est pas le cas, quelle est la saga adolescente pour vous qui gardera pour toujours votre approbation ?

Je suis une autrice

Miroslava Zetkin

J’étais tellement petite quand j’ai commencé à rédiger des histoires que je n’ai absolument pas songé à la façon dont il convenait de me qualifier. D’ailleurs, je n’écrivais que de petites histoires par-ci par-là, le plus souvent basées sur des œuvres fictionnelles, et la profession à laquelle j’aspirais était celle de vétérinaire. En grandissant, j’ai par contre commencé à me poser des questions sur le mot qu’il convenait d’utiliser pour définir mon écriture. J’ai peu à peu cessé de la considérer comme un « simple » passe-temps sans importance, et ça a notamment été très vrai lorsque j’ai terminé mon premier roman –entièrement original, celui-ci. A ce moment, même si je ne me considérais pas comme un auteur professionnel ni même n’envisageais de le devenir, je n’ai pas trouvé disproportionné de me qualifier d’écrivain. J’écrivais des histoires, beaucoup, qu’elles soient fanfictionnelles ou originelles, et j’étais capable de mener à terme des…

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2017 sera culturel ou ne sera pas.


Bonjour/soir ! J’ai décidé de tenir ce blog de manière plus régulière (l’ayant un peu laissé à la dérive), et en conséquence, j’ai voulu entamer cette résolution avec un article assez léger : mes résolutions culturelles pour 2017.

A noter que certain.e.s des livres/séries/films/autres que je cite feront je l’espère l’objets de petites chroniques culturelles dédiées !

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