l’absente.

les ongles poussent,
les cils tombent
le temps passe en silence, comme un vêtement jeté au sol
plein de froissures invisibles

tu pousses
ton regard sur moi comme une étreinte
du lierre grimpant, suturant les plaies salées
vert tout vert

tu pousses
comme pousse la pluie après le soleil
comme le temps pousse l’aiguille vers la droite
comme les pieds d’Ariane la poussent à fuir

tu pousses
dans mon esprit tu prends toute la place
comment faire pour t’éviter une seconde
mon âme, mon âme, mon labyrinthe

tu débordes
de moi ; des mots inintelligibles, des muscles crispés, des frontières
je ne sais plus où te mettre
tu te plais à ne pas me contempler

les ongles cassent.
il me faudra redessiner les contours de mon cerveau ce soir
pour ne plus m’y perdre

 

 

06.08.17

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