Apprivoiser les étincelles.

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Cette photo circule pas mal sur Twitter en ce moment, sans que je sache d’où elle vienne. Il n’empêche. Elle est très juste. J’ai eu envie d’écrire sur ça, sur le bonheur et tout ce magnifique merdier, pour une personne qui compte.


Le bonheur c’est pas forcément une montagne ou un truc inatteignable. Beaucoup s’en font cette image à tort. Le bonheur c’est des petits bouts de sourire ou de bien que tu parviens à dérober à la va-vite. C’est son lit dans les moments fatigants, c’est un message quand tu es seul, c’est un bourgeon que tu remarques sur une plante de ton jardin. Le bonheur il est un peu partout, et c’est dur parfois de le voir quand la vie est trop dure et que ses ténèbres te rendent aveugle. Mais il n’empêche. Il est là. Pour l’instant t’avances à l’aveuglette, j’entends, et souvent les ténèbres t’asphyxient, je sais, et parfois tu trouves un peu de lumière et t’as tellement pas l’habitude que tu t’y cognes, ça éblouit. Il n’empêche. Il y a un jour où ça change. Sans que tu saches pourquoi les ténèbres disparaissent.

Pour sûr, le bonheur, c’est pas l’image qu’on s’en fait. Ce n’est pas une montagne que peuvent grimper de rares élus qui n’en redescendront jamais. C’est pas réservé à une minorité. Tout le monde y a droit. (Même toi.) Non, le bonheur c’est quelque chose de simple, qui flotte dans l’air, que tu peux voir si tu tends les oreilles et le coeur. C’est des étincelles que tu attrapes dans tes mains. Ça clignote, ça brûle un peu, c’est imparfait sans aucun doute, mais c’est beau et ça réchauffe. Et quand tu es dans ta déprime tu te dis « ces étincelles c’est de la pacotille, c’est du rien, même pas des lucioles », de la même manière qu’enfoncé dans tes problèmes tu peux ne pas faire attention à la feuille qui bourgeonne.

Alors s’il te plait. Fais attention aux feuilles qui bourgeonnent. Ça demande du temps et de l’énergie de s’ouvrir à l’émerveillement, et au début t’as l’impression que c’est futile parce qu’une fleur qu’est-ce qu’on s’en fout, et que l’étincelle que tu viens d’attraper elle s’est éteinte en une seconde. Pourtant je t’assure : ça vaut le coup. Toutes ces étincelles de bonheur minuscules continuent de produire de la chaleur bien après s’être éteintes.

Et un jour, tu vas te rendre compte que tu as remarqué un bourgeon dans ton jardin, ou dans la rue entre deux dalles de goudron. Sans avoir à y réfléchir, juste parce que tu as pris l’habitude de voir de petites choses belles. Ça va te sembler fou. Tu vas t’agenouiller devant la plante et regarder les nervures vertes qui se déploient au soleil.

Et là, je t’assure : ton combat, cette énergie que tu auras gaspillé, tout aura valu le coup : tu te mettras à sourire.

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